Moi c’est Garance, j’ai 22 ans et je suis atteinte d’alopécie depuis l’âge de 2 ans. A l’âge de 17 ans j’ai fini par perdre tout mes cheveux, cils et sourcils. Ca a été un choc mais aujourd’hui ça va mieux et c’est pourquoi j’ai créé Baldies.

Je m’appelle Garance, j’ai 22 ans et je suis atteinte d’alopécie aerata depuis l’âge de 2 ans. A 17 ans, l’alopécie est devenue totale, entrainant la perte de tout mes cheveux, cils et sourcils en l’espace de 3 mois. Cela a surement été l’une des expériences les plus difficiles de ma vie.
C’était très dur d’affronter le regard des autres qui me renvoyait sans cesse à une image faible de ma personne mais, l’étape du miroir, était bien pire car je me retrouvai piégée dans un corps que j’avais du mal à considérer comme le mien. Comme si à chaque fois que je devais faire face à mon reflet je prenais une claque.
C’est alors que j’ai décidé d’apprendre à vivre avec, car sans promesse de retrouver mes cheveux un jour, il fallait bien que je m’adapte. J’ai commencé à me passionner pour le maquillage et la skincare ainsi que la mode. Cela a été une première étape dans l’acceptation de mon “nouveau” corps. Grâce à cela j’ai pu commencer à déconstruire les modèles de féminité que notre société occidentale nous impose depuis l’enfance et enfin trouver ce qui me plaît, ce qui me permet de me sentir belle, comme je suis.
En avril 2024 cela fera 5 ans que je suis chauve. Le chemin de l’acceptation est je pense un travail constant. Bien que je sois encore très ( très ) loin d’un modèle de sérénité, à travers Baldies, j’aimerai permettre à des personnes qui comme moi ont eu ou ont l’impression d’avoir perdue quelque chose, de se retrouver.
J’aimerai également pouvoir partager et apporter mon aide aux personnes souffrant de problèmes similaires au travers d’outils comme le maquillage et la skincare, mais également d’interviews et d’articles sur différents sujets de société. Ainsi ce serait une occasion de pouvoir discuter et d’ouvrir le dialogue sur plusieurs thématiques tel que comment conjuguer différence et scolarité ou comment lutter contre l’anxiété sociale par exemple.
En effet, j’ai passé des années à vivre mon alopécie en grande partie toute seule, me sentant totalement incomprise et démunie sur ce que cela infligeait à mon corps.
C’est encore un combat de tous les jours de s’accepter, et je pense que cela fera echos à beaucoup, alopécie ou pas. Le regard des autres nous conditionne souvent, parfois sans même qu’on s’en rende compte, et s’en affranchir n’est pas chose facile. Personnellement, j’essaye de me détacher au maximum bien que des fois certains regards soient franchement pesants et déplacés.
Heureusement, certaines rencontres m’ont permis de réaliser que beaucoup de personnes voient bien au-delà de mon apparence et ne voit l’alopécie que comme un infime détail de notre relation ( ce qui parfois me semble fou car c’est bien l’une des choses qui prend le plus de place dans ma vie ). Je les remercie, c’est grâce à elles que je réalise que cela ne me condamne à rien.
Le but de Baldies n’est pas de dicter une ligne de conduite ou de proposer un programme miracle qui vous permettra d’atteindre une acceptation totale de vous-même. Le but est de créer une plateforme de soutient pour les personnes qui, comme moi, doivent emprunter un chemin qu’ils n’ont pas choisi. Comme beaucoup finalement.
Laisser un commentaire